
Une exposition comme une rencontre pleine d’inattendus
Ce n’est pas ce qui est présenté qui sera surprenant mais la façon de les regarder.
Ce n’est pas d’aimer ou de ne pas aimer qui sera surprenant mais d’être interpelé.
Regarder autrement :
Exploration de l’espace de la sculpture
Ateliers pour toucher/écouter
Il sera proposé de laisser notre regard se transformer
- en touchant des sculptures
- en écoutant des sons, des vibrations, de la musique
- en entendant des mots, des paroles
Ces ateliers se dérouleront ponctuellement durant la période de l’exposition
Premier atelier où il sera possible de toucher et voir les sculptures :
Le samedi 7 juin 2025 à 17h
à la Halle circulaire - Ervy-le-Chatel
en Champagne-Ardennes, sur le chemin de la Bourgogne
Bienvenues et bienvenus
Les autres rendez-vous apparaitront au fur et à mesure, nous vous tiendrons informés.
La halle circulaire 6 boulevard des Grands Fossés. 10130 Ervy-le-Chatel Horaires : du mercredi au dimanche de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30
Sculpter la terre, sculpter la vie.
Une aventure désarçonnante.
Me mettre en mouvement et rencontrer le monde par les mains.
Rencontrer la terre, la forme, l’émotion qui jaillit.
Rencontrer Jean-Claude Athané, sculpteur, qui sera mon professeur pendant vingt ans.
Aller voir, du bout des doigts.
Palper le monde, le laisser m’étonner…
Nous travaillons à l’atelier sans support autre que notre inspiration, ou par moment, nous étudions un modèle vivant.
Une aventure désarçonnante.
Me mettre en mouvement et rencontrer le monde par les mains.
Rencontrer la terre, la forme, l’émotion qui jaillit.
Rencontrer Jean-Claude Athané, sculpteur, qui sera mon professeur pendant vingt ans.
Aller voir, du bout des doigts.
Palper le monde, le laisser m’étonner…
Nous travaillons à l’atelier sans support autre que notre inspiration, ou par moment, nous étudions un modèle vivant.
Des rencontres
Anne Levis-Morelle et son film : « Manneken-pis, l’enfant qui pleut »
Chercher à entrer dans l’aspiration de la réalisatrice qui désirait accompagner son film par sa propre voix et l’aider à rencontrer la singularité de cette voix.
Entrer dans sa démarche et l’aider à s’accorder pleinement.
Une rencontre artistique passionnante et progressive.
Aucune certitude car nous avancions ensemble.
Chercher à entrer dans l’aspiration de la réalisatrice qui désirait accompagner son film par sa propre voix et l’aider à rencontrer la singularité de cette voix.
Entrer dans sa démarche et l’aider à s’accorder pleinement.
Une rencontre artistique passionnante et progressive.
Aucune certitude car nous avancions ensemble.
Jean-Claude Athané
Sculpteur que je suivrais à Paris pendant 20 ans.
Il cherchait à interroger le regard, à changer de point de vue, à abandonner nos repères habituels.
Très attentif et tendre, intransigeant, implacable, il nous aidait à respecter notre aspiration.
Ce qui était central pour lui était d’apprendre à regarder sans devoir voir.
Il m’a autorisée à voir sans voir ou à regarder sans voir.
Voir comme je le pouvais, comme ma perception me le permettait.
Je me suis sentie invitée à voir sans voir.
Cela a été une grande joie de plonger dans le chemin qu’il proposait.
Apprendre à regarder sans savoir ce que l’on veut voir.
Sans a priori.
Rencontrer la terre, écouter sa densité, son histoire.
Regarder la forme en devenir ; les directions, les correspondances, les rapports, les espaces…
S’intéresser avant tout à son fonctionnement.
Ce n’est pas en regardant isolément les différentes parties que l’on peut voir l’organisation de la sculpture.
Si on veut voir, il faut aimer.
Aimer ce que l’on voit.
Aimer ce qui nous est montré.
S’émerveiller de ces constellations qui se découvrent.
Une séance avec Jean-Claude était une véritable aventure.
Un espace pour se laisser basculer.
Nous avons beaucoup échangé sur le déséquilibre et l’instabilité…
Oser le déséquilibre.
Ne pas chercher à empêcher la bascule.
Explorer, écouter ce que nous raconte la terre et la structure de la pièce en devenir.
Sculpteur que je suivrais à Paris pendant 20 ans.
Il cherchait à interroger le regard, à changer de point de vue, à abandonner nos repères habituels.
Très attentif et tendre, intransigeant, implacable, il nous aidait à respecter notre aspiration.
Ce qui était central pour lui était d’apprendre à regarder sans devoir voir.
Il m’a autorisée à voir sans voir ou à regarder sans voir.
Voir comme je le pouvais, comme ma perception me le permettait.
Je me suis sentie invitée à voir sans voir.
Cela a été une grande joie de plonger dans le chemin qu’il proposait.
Apprendre à regarder sans savoir ce que l’on veut voir.
Sans a priori.
Rencontrer la terre, écouter sa densité, son histoire.
Regarder la forme en devenir ; les directions, les correspondances, les rapports, les espaces…
S’intéresser avant tout à son fonctionnement.
Ce n’est pas en regardant isolément les différentes parties que l’on peut voir l’organisation de la sculpture.
Si on veut voir, il faut aimer.
Aimer ce que l’on voit.
Aimer ce qui nous est montré.
S’émerveiller de ces constellations qui se découvrent.
Une séance avec Jean-Claude était une véritable aventure.
Un espace pour se laisser basculer.
Nous avons beaucoup échangé sur le déséquilibre et l’instabilité…
Oser le déséquilibre.
Ne pas chercher à empêcher la bascule.
Explorer, écouter ce que nous raconte la terre et la structure de la pièce en devenir.
Les séances avec modèle vivant
Regarder un modèle, toucher les espaces, c’était entrer dans une danse, entrer dans un mouvement pour regarder/voir, puis plonger les mains dans la terre et laisser le mouvement se réinventer…
"Fascinant, exaltant, entrer en transe" comme disait Jean-Claude.
Je le comprends mieux maintenant.
Oui, entrer dans l’aventure de découvrir ce que le modèle montre, explorer le paysage, se laisser surprendre.
Ne pouvant pas voir de loin, je m’approche, je dirige doucement mes mains vers ce paysage.
C’est un corps nu, si précieux, si mystérieux dans ce qu’il m’offre.
Je touche à distance, puis par petites touches.
Je cherche les "espaces vides", les creux qui me guident vers les pleins et surtout je commence à entrer dans les directions et je me laisse emporter.
C’est une véritable danse qui s’engage entre mes mains, toute ma personne qui les suivent et le paysage que je découvre.
Toutes mes antennes sont hérissées et tous mes capteurs en alerte.
Je regarde, je cherche à voir ce qui est dit. Entendre une parole, des signes qui me parlent.
J’écoute ce qui fait écho.
La parole de Jean-Claude, si poétique, si parlante…
Une force dans une diagonale, un appui qui me parle d’un jaillissement ou d’un abandon, une rondeur qui s’offre à la lumière, un creux mystérieux qui m’appelle, me parle de l’intimité, du secret, de l’ombre qui appelle la lumière, de la douleur qui nous tenaille…
Regarder un modèle, toucher les espaces, c’était entrer dans une danse, entrer dans un mouvement pour regarder/voir, puis plonger les mains dans la terre et laisser le mouvement se réinventer…
"Fascinant, exaltant, entrer en transe" comme disait Jean-Claude.
Je le comprends mieux maintenant.
Oui, entrer dans l’aventure de découvrir ce que le modèle montre, explorer le paysage, se laisser surprendre.
Ne pouvant pas voir de loin, je m’approche, je dirige doucement mes mains vers ce paysage.
C’est un corps nu, si précieux, si mystérieux dans ce qu’il m’offre.
Je touche à distance, puis par petites touches.
Je cherche les "espaces vides", les creux qui me guident vers les pleins et surtout je commence à entrer dans les directions et je me laisse emporter.
C’est une véritable danse qui s’engage entre mes mains, toute ma personne qui les suivent et le paysage que je découvre.
Toutes mes antennes sont hérissées et tous mes capteurs en alerte.
Je regarde, je cherche à voir ce qui est dit. Entendre une parole, des signes qui me parlent.
J’écoute ce qui fait écho.
La parole de Jean-Claude, si poétique, si parlante…
Une force dans une diagonale, un appui qui me parle d’un jaillissement ou d’un abandon, une rondeur qui s’offre à la lumière, un creux mystérieux qui m’appelle, me parle de l’intimité, du secret, de l’ombre qui appelle la lumière, de la douleur qui nous tenaille…
Un film avec Marie Mandy
En 2004, je participe au documentaire « Voir sans les yeux » réalisé par Marie Mandy pour la chaîne télé ARTE.
Elle m’a suivie dans les cours que je donnais à l’INSAS et dans mes déplacements à Paris à l’atelier de sculpture.
Des rushes ont eu lieu également au musée du Louvre où j’ai rencontré le responsable de la salle tactile.
Il y s’agissait de montrer comment regarder une oeuvre.
Ce moment m’a beaucoup intéressée et questionnée car j’y ai rencontré d’autres personnes mal-voyantes dans leur façon de regarder.
Une réflexion plus précise a démarrer à propos des types d’attentions que l’on peut développer lorsque l’on tourne son regard tactile ou visuel vers une oeuvre.
Comment se laisser toucher, laisser la chose venir vers nous sans chercher à l’analyser ni chercher absolument à la décoder…
« Quand nous nous trouvons face à une oeuvre, il faudrait pouvoir commencer par reconnaitre que l’on n’y voit rien ». Fabrice Midal.
En 2004, je participe au documentaire « Voir sans les yeux » réalisé par Marie Mandy pour la chaîne télé ARTE.
Elle m’a suivie dans les cours que je donnais à l’INSAS et dans mes déplacements à Paris à l’atelier de sculpture.
Des rushes ont eu lieu également au musée du Louvre où j’ai rencontré le responsable de la salle tactile.
Il y s’agissait de montrer comment regarder une oeuvre.
Ce moment m’a beaucoup intéressée et questionnée car j’y ai rencontré d’autres personnes mal-voyantes dans leur façon de regarder.
Une réflexion plus précise a démarrer à propos des types d’attentions que l’on peut développer lorsque l’on tourne son regard tactile ou visuel vers une oeuvre.
Comment se laisser toucher, laisser la chose venir vers nous sans chercher à l’analyser ni chercher absolument à la décoder…
« Quand nous nous trouvons face à une oeuvre, il faudrait pouvoir commencer par reconnaitre que l’on n’y voit rien ». Fabrice Midal.
Des ateliers de formations pour les guides de la salle tactile du musée du Louvre
Partager un regard, une approche des sculptures et la pédagogie somatique.
Il m’a été demandé de donner des ateliers d’approches des oeuvres de la salle tactile adressés aux guides qui allaient emmener des groupes de
personnes aveugles ou malvoyantes à les découvrir.
Comment préparer notre attention à l’approche tactile ?
Comment en faire une approche globale avec toute notre personne ?
Un mouvement de tout le corps qui va à la rencontre d’une oeuvre.
Aborder l’oeuvre dans son mystère. Rester dans une écoute singulière à chacun.e.s
Il ne s’agit pas de vérifier si la personne à bien vu mais la laisser découvrir avec sa singularité.
Ne pas chercher à construire un puzzle pièce par pièce mais aborder l’oeuvre dans sa dimension générale et dans les rapports de formes et de vides qui la constituent.
Partager un regard, une approche des sculptures et la pédagogie somatique.
Il m’a été demandé de donner des ateliers d’approches des oeuvres de la salle tactile adressés aux guides qui allaient emmener des groupes de
personnes aveugles ou malvoyantes à les découvrir.
Comment préparer notre attention à l’approche tactile ?
Comment en faire une approche globale avec toute notre personne ?
Un mouvement de tout le corps qui va à la rencontre d’une oeuvre.
Aborder l’oeuvre dans son mystère. Rester dans une écoute singulière à chacun.e.s
Il ne s’agit pas de vérifier si la personne à bien vu mais la laisser découvrir avec sa singularité.
Ne pas chercher à construire un puzzle pièce par pièce mais aborder l’oeuvre dans sa dimension générale et dans les rapports de formes et de vides qui la constituent.
Cécile Mavet et son projet de film « Wild Women »
De nombreux échanges s’en sont suivis et des images.
Nos dialogues m’emmenaient au coeur de ma démarche. Ses questions m’aidaient à creuser et à voir plus clairement mon parcours.
Sa question de départ était : « Qu’est-ce qui a initié ta quête de liberté, ta quête spirituel ?»
Cécile nous accompagne à Hastings lors de notre première performance de danse autour des sculptures en 2015.
De nombreux échanges s’en sont suivis et des images.
Nos dialogues m’emmenaient au coeur de ma démarche. Ses questions m’aidaient à creuser et à voir plus clairement mon parcours.
Sa question de départ était : « Qu’est-ce qui a initié ta quête de liberté, ta quête spirituel ?»
Cécile nous accompagne à Hastings lors de notre première performance de danse autour des sculptures en 2015.
L’écriture
“Le mouvement, la rencontre”
reliure de Tatsuya Inuikawa.
Un essai de relier texte, photos et matières (papiers, reliure…)
"Quand voir reste un mystère - Voyage au coeur du mouvement. "
Un voyage décrit à travers les lettres que j’écrivais à François Combeau au cours de ma formation fondée sur les principes de la Méthode Feldenkraïs entre 1989 et 1995.
“L’éloge du déséquilibre et de l’instabilité - Mouvement de vie”.
Regards croisés entre les photos de Lorenzo Chiandotto et mes textes et sculptures.
“Le mouvement, la rencontre”
reliure de Tatsuya Inuikawa.
Un essai de relier texte, photos et matières (papiers, reliure…)
"Quand voir reste un mystère - Voyage au coeur du mouvement. "
Un voyage décrit à travers les lettres que j’écrivais à François Combeau au cours de ma formation fondée sur les principes de la Méthode Feldenkraïs entre 1989 et 1995.
“L’éloge du déséquilibre et de l’instabilité - Mouvement de vie”.
Regards croisés entre les photos de Lorenzo Chiandotto et mes textes et sculptures.
La voie Bouddhiste dans l’école de méditation
En 2016, je fais mes premiers pas dans l’exploration sensible et aimante de la voie bouddhiste.
Sonder les mécanismes de l’esprit humain et entrer pleinement dans l’expérience profonde de la pratique de la méditation dans l’espace ardent et chaleureux d’une communauté.
Aborder l’étude et la compréhension de nos fonctionnements pas à pas en rencontrant l’espace du rite, réinventer et toucher une nouvelle écoute, un nouveau regard dans chaque situation poétique.
Apprécier l’espace poétique et celui du rite nourrit la création car il se re-crée à chaque instant des rapports indicibles et secrets.
En 2016, je fais mes premiers pas dans l’exploration sensible et aimante de la voie bouddhiste.
Sonder les mécanismes de l’esprit humain et entrer pleinement dans l’expérience profonde de la pratique de la méditation dans l’espace ardent et chaleureux d’une communauté.
Aborder l’étude et la compréhension de nos fonctionnements pas à pas en rencontrant l’espace du rite, réinventer et toucher une nouvelle écoute, un nouveau regard dans chaque situation poétique.
Apprécier l’espace poétique et celui du rite nourrit la création car il se re-crée à chaque instant des rapports indicibles et secrets.